Se dire que tout est terminé pour lui, qu'on ne le verra plus, qu'il n'y aura plus de coulage dans le bassin, qu'il ne reste plus qu'à se souvenir, tout ça, je ne m'en rend toujours pas compte. Pour moi ce n'est pas possible. Et la savoir triste, pleurant toutes les chaudes larmes de son corps, je ne le supporte pas non plus.
Surtout quand, décrochant le téléphone j'entends la voix de ma cousine, une voix indescriptible, mélée de tristesse et de douleur, annoncant une nouvelle si horrible qu'elle me reste toujours en travers de la gorge. Cette fois ci, il s'agit de mon grand pere, hospitalisé (j'ai comme l'impression d'avoir déjà vécu ça ....) qui est entre la vie et la mort, et moi, sans aucun force a quelques 500 kilometres d'eux sans pouvoir rien faire ....
Chaque coup de téléphone est comme un poignard dans le dos, le mal arrive sans que je m'en rendre vraiment compte.
Comme une envie de m'évader